A question about breath
A question about breath
I would want to know why it is so difficult to play for a long time in the same breath several notes in a row.
I manage to extend my notes for a long time when I stay on a unique note, or two.
but as soon as it is a question of playing a succession of different notes, I have not enough breath.
I try at the moment to play Tamuke by listening to the others playing this piece,
and I realize that I do not manage to play so many notes in a row, I have to get my breath back several times in the passages where more than three notes follow one another.
Obviously I take myself there badly. Have you advice to give me? Thank you.
I manage to extend my notes for a long time when I stay on a unique note, or two.
but as soon as it is a question of playing a succession of different notes, I have not enough breath.
I try at the moment to play Tamuke by listening to the others playing this piece,
and I realize that I do not manage to play so many notes in a row, I have to get my breath back several times in the passages where more than three notes follow one another.
Obviously I take myself there badly. Have you advice to give me? Thank you.
I have the same problem. My teacher said many of the shakuhachi masters in Japan were very heavy smokers...thus impaired breathing overall...so it is not a matter of lung power. He told me I needed to smile more and work on my embouchure. He also suggested that if I could not play an entire phrase that I should pick a midpoint and take another breath then finish the phrase. That way I could still practice the piece/phrase and eventually as my embouchure improved I would find myself able to play the entire phrase. This does not help if you are trying to play along with a recording, but helps a lot if you are working from the notation. I sometimes work from a recording and the notation. I can listen to a phrase in the recoding and then try to play it, much like I might do in a lesson. That way I can break it down if I need to do so.
Le jeu instrumental met en jeu plusieurs paramètres physiques simultanément. Au shakuhachi, il s'agit principalement des muscles respiratoires, des lèvres et des doigts. Un des grands défis dans la maîtrise instrumentale consiste à contrôler tous ces éléments de manière indépendante en sachant exactement à quoi ils servent, les connaissances théoriques ne suffisant évidemment pas (sinon on ne voit pas pourquoi on travaillerait plusieurs heures by jour pendant des années).
Dans le cas que vous présentez (capacité à jouer une note longue, mais perte de capacité d'air quand il s'agit d'en faire plusieurs), il y a probablement deux choses :
- indépendance entre doigts et colonne d'air : le fait de bouger les doigts provoque un surcroît d'énergie ailleurs (vous soufflez plus) ;
- indépendance entre hauteur de note et quantité d'air : le passage d'une note grave à une note aiguë, ou d'une note meri à une note "normale", n'implique pas forcément un volume d'air supplémentaire (parfois oui, parfois non, en tout cas il n'y a pas de lien de cause à effet).
C'est parfaitement normal si vous avez débuté le shakuhachi il y a relativement peu de temps.
La première étape est de dissocier ces paramètres. Jouez by exemple Tamuke de manière très simple, presque "bête" (sans phrasé) et dans une nuance constante, autour de mezzo-piano (et ce quelle que soit la note, grave, aiguë, meri...)
Quand vous y arriverez (vous verrez que ce n'est pas si facile), vous pourrez dans un second temps ajouter phrasé et dynamiques, et ce sera alors de manière contrôlée et non subie.
Enfin, n'oubliez pas que seule une longue pratique permet de développer la capacité pulmonaire et le contrôle de la colonne d'air. Ne cherchez donc pas à tout prix à imiter des joueurs qui ont quelques années de pratique en plus. Avancez à votre rythme, en pratiquant régulièrement, et un jour vous aurez peut-être la bonne surprise de préférer votre version à celle de vos disques ;-)
Dans le cas que vous présentez (capacité à jouer une note longue, mais perte de capacité d'air quand il s'agit d'en faire plusieurs), il y a probablement deux choses :
- indépendance entre doigts et colonne d'air : le fait de bouger les doigts provoque un surcroît d'énergie ailleurs (vous soufflez plus) ;
- indépendance entre hauteur de note et quantité d'air : le passage d'une note grave à une note aiguë, ou d'une note meri à une note "normale", n'implique pas forcément un volume d'air supplémentaire (parfois oui, parfois non, en tout cas il n'y a pas de lien de cause à effet).
C'est parfaitement normal si vous avez débuté le shakuhachi il y a relativement peu de temps.
La première étape est de dissocier ces paramètres. Jouez by exemple Tamuke de manière très simple, presque "bête" (sans phrasé) et dans une nuance constante, autour de mezzo-piano (et ce quelle que soit la note, grave, aiguë, meri...)
Quand vous y arriverez (vous verrez que ce n'est pas si facile), vous pourrez dans un second temps ajouter phrasé et dynamiques, et ce sera alors de manière contrôlée et non subie.
Enfin, n'oubliez pas que seule une longue pratique permet de développer la capacité pulmonaire et le contrôle de la colonne d'air. Ne cherchez donc pas à tout prix à imiter des joueurs qui ont quelques années de pratique en plus. Avancez à votre rythme, en pratiquant régulièrement, et un jour vous aurez peut-être la bonne surprise de préférer votre version à celle de vos disques ;-)
Thank you for your answer, Jamesnyman.
If it is not only because a question of lung capacity, that reassures me.
When I play by listening to another player, I do not play at the same time, I listen to a phrase, I stop the reading and I try to redo it.
I shall try to place better my breaths in the musical phrases, not so as to be breathless before the end.
Thank you for your interesting testimony which is very useful for me.
If it is not only because a question of lung capacity, that reassures me.
When I play by listening to another player, I do not play at the same time, I listen to a phrase, I stop the reading and I try to redo it.
I shall try to place better my breaths in the musical phrases, not so as to be breathless before the end.
Thank you for your interesting testimony which is very useful for me.
Merci JF de ta longue explication.
Je vais essayer de suivre tes conseils, sur les mouvements des doigts et la colonne d'air, sur la quantité d'air aussi pour jouer des notes de différentes hauteur.
C'est vrai que je souffle plus pour les notes les plus graves, et que je suis obligée pour l'instant de souffler beaucoup aussi pour le deuxième octave.
Et aussi de jouer sans essayer d'y mettre de sentiment, pour m'habituer à faire des notes justes, sans vouloir faire à tout prix des effets qui me plaisent mais qui sont dévoreurs de souffle !
Je reconnais que pour m'entraîner sur Tamuke, j'ai pris la vidéo de Bronwin Kirpatrick parce que c'est l'interprétation que je préfère, mais c'est vrai qu'il y a un monde entre nous !
J'essaierai de trouver des interprétations plus simples.
Merci.
Je vais essayer de suivre tes conseils, sur les mouvements des doigts et la colonne d'air, sur la quantité d'air aussi pour jouer des notes de différentes hauteur.
C'est vrai que je souffle plus pour les notes les plus graves, et que je suis obligée pour l'instant de souffler beaucoup aussi pour le deuxième octave.
Et aussi de jouer sans essayer d'y mettre de sentiment, pour m'habituer à faire des notes justes, sans vouloir faire à tout prix des effets qui me plaisent mais qui sont dévoreurs de souffle !
Je reconnais que pour m'entraîner sur Tamuke, j'ai pris la vidéo de Bronwin Kirpatrick parce que c'est l'interprétation que je préfère, mais c'est vrai qu'il y a un monde entre nous !
J'essaierai de trouver des interprétations plus simples.
Merci.
Répondre